vendredi 1 mai 2009

Contention et isolement en psychiatrie

Contention isolement psychiatrie
En milieu psychiatrique, enfermer une personne dans une chambre d'isolement, l'attacher dans son lit plusieurs heures ou plusieurs jours, quelle connaissance avez vous de ces méthodes? sont-elles exceptionnelles ou sont-elles pratiquées dans tous les services hospitaliers?
Si quelques uns pouvaient m'éclairer sur cette pratique.

J'ai eu dernièrement le témoignage d'une personne qui me dit avoir été isolée une semaine, attachée à son lit 48 h. Elle criait en vain, me disait-elle, parfois elle pissait sur elle, on lui détachait une main quand elle mangeait;
Est-ce vrai?  est ce possible?

Cette personne me disait que c'est une sanction, quand on est énervé
 
Dans le cadre des hospitalisations d'office et des hospitalisations à la demande d'un tiers, l’isolement en chambre est possible. Cet isolement est destiné à  aider le patient. Souvent, les patients délirants se sentent persécutés et le fait d’être isolés les rassure : ils se sentent protégés. De la même façon, une personne suicidaire aura parfois besoin d’un isolement de façon à la protéger de la tentation de se blesser.
 
Dans les cas d’agitation physique, la contention peut être nécessaire, cette solution extrême est alors la seule pour protéger le patient et les soignants de l’agitation. Dans les moments de contention, les patients sont détachés et accompagnés pour aller aux toilettes et pour manger.
 
L’isolement et la contention ne sont jamais une sanction ou une punition. Ce sont des actes médicaux prescrits par le psychiatre après avoir soigneusement pesés le pour et le contre. Le plus souvent ce sont des mesures brèves de 2-3 jours. Ces actes pouvant paraître barbares sont parfois la solution la plus adéquate à l’agitation et sont souvent efficaces. Ils doivent être expliqués au patient dans un discours adapté à ce qu’il peut comprendre.

4 commentaires:

  1. bonjour,
    je suis non pas heureuse de lire votre article mais satisfaite et libérée que certaines personnes osent aborder ce sujet.
    Oui, ces pratiques existent vraiment et quoi qu'on en dise il s' agit bien d' une punition!
    vous demandez à ce qu'on vous explique ce que vous faites la, vous vous inquiétez pour vos proches( enfants...)on ne vous reponds rien!juste vous etes ici et si poersonne ne peut s' occuper d'eux ils seront a la dass dans quelques heures!
    N'acceptant que tres peu cette situation vous faites un peu forcing pour comprendre et la on vous attrappe, vous clot sur un lit, vous attache les mains le ventre et les chevilles!
    on ne vous dit pas pourquoi, on ne vous dit pas pour combie de temps, on ne vient pas vous voir, vous n' avez que tres peu de luminosité, vous vous pissez dessus, vous ne mangez pas!ne buvez pas! vous pouvez hurler autant que vous voulez peronne ne reagit!
    enfin, un medecin passe vous regarde et dit a tout à l heure!
    je m'ecroule alors en pleurs, je ne comprends rien, j' ai été hospitalisé sans le savoir pour une réaction allergique à un médicament, je me retrouve en psychiatrie, en chambre d' isolement pendant 12 HEURES...
    Enfin, une main est détachée, puis deux et une cheville mais je suis encore attachée!!!
    3 heures plus tard, ils viennent me detacher enfin l' autre pied et me change de chambre mais ils laissent les liens de cuirs au lit pour renouveler l' expérience si necessaire.
    ils me drougue aux anxiolytique : 3 par jour pour que je ne me souvienne de rien, mais cette expériene a été traumatisante pour moi, voila pourquoi je vous offre mon témoignage!

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  2. en service de psychiatrie c est effectivement très courant, de nombreux service sont équipé d'une chambre d isolement pour les patients très agité.
    celle ci se compose d'un lit fixé au sol et d'un evier. c est une situation soumis à prescription médicale et pas nimporte qui finit dans une cellule d'isolement. generalement elle sont pour les patients délirant très agité (violent) qui se mettent ainsi en danger et qui mettent les autres en danger. bien souvent la cellule est associée a des contentions de 2 à 4 membres lors que la personne est vraiment trop agitée et délirante. il faut comprendre que ce n est pas une punition bien au contraire c est therapeutique et cela apaise beaucoup de patient. ce genre de patient ont des pathologies psychiatriques très lourde et ne sont plus dans la réalité en general. ils hurle c est vrai bien souvent mais c est plus parce qu'ils sont seules et s ennui que par douleur. nous soignant rentrons dans la cellule, parlons au patient qui en general se montre très communicatif et compliant. ce genre d isolement font l objet d une surveillance horaire ! le patient n est pas oublié dans un coin ! il est vu toute les heures pour evaluer ses besoins, le faire boire, le changer, ect...

    flora (etudiante infirmiere sortant d un stage en psychiatrie

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  3. "il faut comprendre que ce n est pas une punition bien au contraire c est therapeutique et cela apaise beaucoup de patient." ---> Mais bien sûr !! Ca aide TELLEMENT que Solenn Poivre d'Arvor, elle s'est suicidée !
    Elle a été mise en chambre d'isolement, et pourtant elle n'était pas violente : elle souffrait d'anorexie mentale.
    Contrairement à ce que tu dis, il n'y a pas que les personnes violentes qu'on attache et qu'on fout en chambre d'isolement ! N'importe qui peut s'y retrouver, rien que si tu refuses de prendre un médoc', même si tu ne tiens AUCUN propos agressif ...

    Franchement, je te souhaite de souffrir et de te retrouver en chambre d'isolement, tu vas voir si ça va t'aider ...
    J'ai 18 ans et je souffre de dépression depuis l'âge de 13 ans et j'ai vécu des horreurs en HP (ma dernière expérience remonte à la semaine dernière). Après une menace de TS sur le net (-que je n'avais d'ailleurs même pas mise à exécution-), ils m'ont attaché aux urgences (alors que je n'étais absolument pas violente), puis ils m'ont enfermé dans le service de psychiatre adulte ! Donc, il n'y avait aucune jeune fille de mon âge, j'étais mélangée avec des gens entre 30 et 70 ans qui avaient presque TOUS des pathologies bien plus lourdes que la mienne : certains ne parlaient pas français, marchaient bizarrement, n'était pas lucides, déliraient, il y avait un handicapé en fauteuil roulant etc ...
    Là-bas, il n'y avait aucune activité, on ne foutait RIEN du matin au soir, j'étais en service fermé, je ne pouvais pas sortir (c'est sûr que ça aide vachement à enlever les idées noires tout ça, de se retrouver 24h/24 face à soi-même ^^)
    Les lieux étaient de plus très lugubres, très sombres, mon cousin qui était venu m'y rendre visite m'a dit : "je n'aimerais même pas y travailler !"
    On me shootait au Tercian, un neuroleptique alors que je ne délire pas, je n'ai aucune hallucination, je ne suis pas schizophrène ! Résultat : terribles malaises, chute de tension, je m'écroulais dans les couloirs, je n'avais JAMAIS fait de malaises aussi terribles de ma vie !!
    Déjà que je suis dépressive, mais à rester là-dedans, dans cet asile de fous, j'allais réellement devenir folle je crois ...
    Heureusement que j'avais le droit aux visites : je n'attendais QUE ça !

    Les gens malheureux ont besoin d'amour, d'affection, de chaleur humaine, de tendresse et de douceur.
    Mais ils ne récoltent que le contraire : contention, enfermement, isolement etc ... C'est révoltant !

    La Maison de Solenn est le seul centre non-barbare que je connaisse (en hommage à Solenn Poivre d'Arvor).

    http://www.youtube.com/watch?v=F-1s6QnoKrU

    Il vaut mieux être morte plutôt qu'en hôpital psychiatrique.

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  4. dans mon cas ça a bel et bien été une punition, lorsque lors d'une hospitalisation j'ai tenté de faire remarquer au psy qu'il passait plus de temps à griffonner qu'à écouter/interagir, en m'emparant de mon dossier et en en faisant des confettis... quand il est allé alerter les infirmiers de cet acte intolérable, j'en ai profité pour lui donner un coup de pied au cul (qui l'a à peine effleuré). alors là ça en était fini de moi : ils s'y sont mis à plusieurs pour me "maintenir en place" puis m'ont attaché pieds et mains à un lit, en m'étranglant au passage pour éviter que je bouge. c'était peut être plus facile que de capter que j'en avais un peu marre de monologuer...

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