jeudi 9 février 2012

Baclofène et alcoolisme

Baclofène alcoolisme psychiatrie psychiatre
On entend beaucoup parler du Baclofène comme remède miracle contre l’alcoolisme. Pourtant, certains médecins disent que ce traitement ne marche pas et qu’il s’agit d’un placebo.
Que peut-on en penser ?
 
L’alcoolisme est un trouble difficile à prendre en charge. Les médecins, les patients et leur famille sont souvent démunis face à cette maladie. C’est sans doute pour cela que le Baclofène (Liorésal) fait beaucoup parler de lui en ce moment.
 
Le Baclofène est un traitement initialement utilisé en neurologie pour les contractures musculaires. C’est un médicament qui a l’avantage d’être bien connu. Ses effets secondaires les plus fréquents sont les nausées, les vomissements et la sédation.
 
Il est difficile en l’état actuel des connaissances scientifiques d’avoir une idée définitive sur l’intérêt du Baclofène dans l’alcoolisme. Les résultats des premières études sont effectivement encourageants mais nécessitent d’être confirmés par des essais cliniques de plus grande envergure avec une méthodologie rigoureuse. Si l’efficacité à court terme de ce traitement est confirmé, son intérêt sur le plus long terme devra aussi être évalué étant donné le risque de rechute dans l’alcoolisme.
 
D’autre part, il existe déjà d’autres traitements aidant au maintien de l’abstinence comme la Naltrexone (Revia) ou l’Acamprosate (Aotal). La place du Baclofène par rapport à ces thérapeutiques mérite d’être précisé.
 
Enfin, certains médecins pensent que ce traitement pourrait aussi être efficace dans d'autres addictions, notamment cannabis et cocaïne. Cette hypothèse intéressante devra aussi faire l'objet d'essais cliniques.
 
En conclusion, le Baclofène n’est sans doute pas un remède miracle mais pourrait constituer une avancée significative dans la prise en charge des personnes souffrant d’alcoolisme. Les études scientifiques en cours et futures permettront sans doute de mieux évaluer son efficacité.

3 commentaires:

  1. Bonjour

    Je pense quant à moi, que si le baclofène fait autant couler d'encre, c'est simplement parce qu'il marche.

    Olivier Ameisen a fait l'hypothèse que la dépendance était due à un déficit en GHB dans le cerveau et que le baclofène, agoniste comme le GHB du Gaba-b, comblerait ce déficit. La maladie serait donc neurobiologique et guérissable par un médicament.

    Peu d'études, certes, mais de nombreux malades qui se disent guéris de leur alcoolisme, j'en fais partie. Guérie depuis 2009 à la dose de 110mg/j de baclofène.
    Concernant le long terme, pour nous, tant que l'on reste sous traitement, il n'y a aucun risque de rechute.
    De la même façon qu'il n'y a de rechute à une hypertension soignée par un hypotenseur tant que l'on prend l'hypotenseur.
    Nous nous permettons même de boire un verre à l'occasion sans que cela ne nous replonge dans notre addiction

    Les études le confirmeront à l'évidence, en attendant, les 120 morts par jour, les drames quotidiens, méritent certainement que l'on accélère un peu les choses.
    C'est le but de notre association

    Sylvie Imbert - Association BACLOFENE - www.baclofene.org

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  2. "L’alcoolisme est un trouble difficile à prendre en charge"
    L'alcoolo-dépendance est soignée par le Baclofène. Si une autre pathologie incite le malade à consommer de l'alcool, il faut aussi la soigner ! cela me semble une évidence comme pour toutes les maladies multifactorielles !
    "Si l’efficacité à court terme de ce traitement est confirmé, son intérêt sur le plus long terme devra aussi être évalué étant donné le risque de rechute dans l’alcoolisme. " Elle est confirmée, nous sommes des milliers de vivants comme preuve. Pour le "risque" de rechute demandez l'avis des 120 morts par jour ! eux au moins n'ont pas de risque, la rechute est avérée et définitive. Ils font partie des 90% d'échec des "thérapeutiques" actuelles.
    "D’autre part, il existe déjà d’autres traitements aidant au maintien de l’abstinence comme la Naltrexone (Revia) ou l’Acamprosate (Aotal)." maintenir les 10 % de "guéris" dans une abstinence forcée est assimilable à une torture contraire aux droits de l'homme. Pas de moi, de la Société Suisse d'Alcoologie.
    "La place du Baclofène par rapport à ces thérapeutiques mérite d’être précisé. " puisque c'est encore nécessaire, je précise : le Baclofne guérit de l'alcoolo-dépendante et laisse l'individu libre de sa consommation ou non-consommation. PM en France : 80% de consommateurs et 20% de non-consommateurs.
    "En conclusion, le Baclofène n’est sans doute pas un remède miracle" 100% d'accord, ce n'est pas un remède miracle. C'est juste le premier et seul remède qui guérit l'alcoolo-dépendance.
    Yves BRASEY Vice-Président de l'Association Baclofène www.baclofene.org et www.baclofene.com pour le forum d'entraite.

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  3. Bonjour,
    J'ai lu avec intérêt vos articles sur le thème de l'alcoolisme, puisque je suis concernée.
    Le baclofène, je connais, puisque je l'utilise. Je vous invite à lire les bilans ponctuels (mon ressenti, les effets secondaires,...) que je publies.
    Bravo pour votre initiative !

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